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  <title>Blog - Pierre-Yves Gibello</title>
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  <description>De tout et de rien...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 11 Aug 2010 20:30:20 +0200</pubDate>
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    <title>Le pétrole c'est bien drôle, mais le hic, c'est le pic.</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2010/08/11/Le-petrole-cest-bien-drole</link>
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    <pubDate>Wed, 11 Aug 2010 21:41:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Divers...</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Vu ce 11 Août 2010 dans les inénarrables news de boursorama :&lt;br /&gt;
&quot;l'AIE estime que la demande mondiale de pétrole devrait augmenter cette année de 1,8 millions de barils par jour (bpj) pour atteindre 86,6 millions de bpj,&quot;&lt;br /&gt;
Et encore, dans une autre news, le même jour :&lt;br /&gt;
&quot;Total&amp;nbsp;: lancement du développement du projet CLOV en Angola { ... } dans l'offshore profond de l'Angola, visant à mettre en production quatre champs { ... } dont les réserves sont estimées à environ 500 millions de barils d'huile.&quot;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autrement dit, on va creuser des puits douteux au fin fond de l'Atlantique, tout çà pour couvrir au mieux une petite semaine de consommation mondiale. C'est vrai que la perspective de rouler avec ma bagnole une semaine de plus, çà mérite bien d'engluer quelques Angolais dans le mazout, z'avaient qu'à pas habiter à côté de chez Total. Et puis, la perspective d'épuiser 4 plateformes offshore par semaine, çà me donne tout de suite l'impression qu'on est des types importants...
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais il y a plus drôle, dans le pétrole&amp;nbsp;: par exemple, les &quot;réserves prouvées&quot; (= celles qui ont 90% de chances, à la fois, d'exister et d'être exploitables au coût actuel avec la technologie dont on dispose déjà - c'est la définition officielle).
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ci-dessous, la courbe des &quot;réserves prouvées&quot; de l'OPEP (source&amp;nbsp;: Wikipedia).&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.gibello.com/blog/public/wikipedia_reserves_opep.png&quot; alt=&quot;Réserves de l&amp;#039;OPEP&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On y voit d'abord une espèce de marche d'escalier... apparue le jour où l'OPEP a indexé les quotas de productions de ses membres sur leurs réserves.&lt;br /&gt;
&quot;A partir de maintenant, plus tu as de réserves, plus tu peux produire&quot;&amp;nbsp;: du coup, tu refais tes comptes, et tu t'aperçois que tu avais oublié la moitié de ton pétrole. Miracle de la comptabilité au pays du mirage et du tapis volant...&lt;br /&gt;
Mention spéciale pour la courbe (ou devrais-je dire la droite ?) de l'Arabie Saoudite&amp;nbsp;: là-bas, ils ont beau pomper, les réserves ne changent pas depuis 20 ans (et ce quand bien même ils n'ont découvert, depuis, aucun gisement majeur).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toute cette brave rigolade devrait tout de même bientôt prendre fin&amp;nbsp;: en raison d'un certain &quot;pic du pétrole&quot; (&quot;oil peak&quot;), scruté de près par nombre de décideurs industriels et financiers (et que les politiques font largement semblant de ne pas voir venir, ce qui prouve qu'ils en tiennent compte).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le pic, c'est quoi ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout simplement, on s'est aperçu statistiquement que, lorsqu'on a pompé la moitié de son pétrole, le débit de pompage diminue inexorablement.
Le pic, c'est donc l'instant où on aura pompé la moitié du pétrole disponible dans le monde&amp;nbsp;: après, le robinet coulera de moins en moins fort.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Eh oui, camarade&amp;nbsp;: il restera encore autant de pétrole que tout ce qu'on a déjà pompé depuis l'antiquité, sauf qu'il faudra être très patient pour en avoir une goutte (ou alors la payer plus cher que le voisin, ou alors se l'approprier sans lui demander son avis, au voisin, ce qui est prometteur pour la paix mondiale).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les spécialistes (au rang desquelles la très militante ASPO - Association for Study of Peak Oil and Gas) placent le pic entre 2005 et 2020, sachant qu'il faudra environ 5 ans pour s'apercevoir qu'il est derrière nous (donc, c'est peut-être déjà le cas ?)... et environ 20 ans pour s'adapter quand on décidera que c'est l'heure de se bouger les fesses (donc, on a, au mieux, 10 ans de retard). Voir ci-dessous (source ASPO)&amp;nbsp;:
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.gibello.com/blog/public/aspo_peak_oil.jpg&quot; alt=&quot;Le pic, selon l&amp;#039;ASPO&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Moralité, cher lecteur&amp;nbsp;: achète donc un gros 4x4, et profites-en pour cramer le maximum de pétrole pendant que tu peux encore t'en payer. Au passage, tu accélèreras la venue du pic, et ce sera bon pour la planète, donc çà fera de toi un précurseur de l'écologie militante... au risque, il est vrai, d'être quelque peu incompris en ces temps de frilosité de la pensée.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le mythe du financement des retraites et de l'allongement de la vie...</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2010/05/30/Le-mythe-du-financement-des-retraites-et-de-lallongement-de-la-vie</link>
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    <pubDate>Sun, 30 May 2010 15:03:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Divers...</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ces derniers temps, on nous présente le fait suivant comme évident&amp;nbsp;: nous devrions travailler plus longtemps, parce que l'espérance de vie augmente.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Examinons les chiffres&amp;nbsp;: entre 1985 et 2008, la productivité horaire a augmenté de 50,75%, tous secteurs confondus. Sur la même période, l'espérance de vie a augmenté de 8,83% chez les hommes, et 6,29% chez les femmes (passant, respectivement, de 71,3 à 77,6 ans, et de 79,4 à 84,4 ans). &lt;em&gt;(*)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Or, en 1985, le travail suffisait déjà amplement à satisfaire les besoins de la plupart des gens.
Avec l'augmentation de la productivité (+50%), on pourrait donc pourvoir à un niveau de vie équivalent, à travail constant, pendant une durée 50% plus longue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Soit, pour un homme, 107 ans, et pour une femme, 119 ans.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les chiffres indiquent donc que la retraite à 60 ans, telle que pratiquée en 1985, permettrait de préserver le niveau de vie de 1985 jusqu'à ce que l'espérance de vie moyenne dépasse 110 ans... et ce à productivité constante (niveau de 2008).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On pourrait objecter que ce sont là des moyennes, ou encore qu'une espérance de vie plus longue implique des coûts exponentiels (dûs à une plus longue durée de dépendance).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout ceci, non seulement reste à prouver, mais bute également sur une évidence&amp;nbsp;: la marge dont on dispose (110 ans... alors que l'espérance de vie actuelle est plutôt de l'ordre de 80) gomme largement cet éventuel surcoût, et ce sans préjuger d'une éventuelle augmentation future de la productivité&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autrement dit, ce n'est probablement pas même à travail constant que l'on pourrait conserver indéfiniment le niveau de vie de 1985&amp;nbsp;: il est presque certain que l'on pourrait travailler moins...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme quoi les évidences sont parfois trompeuses&amp;nbsp;: si nous avons un problème, il concerne davantage la redistribution des richesses et l'organisation sociale que l'allongement de l'espérance de vie... et même une analyse très rapide permet d'établir que nous sommes largement assez riches pour financer nos retraites&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;(*) Source&amp;nbsp;: INSEE, Comptes nationaux / finances publiques (http://www.insee.fr/fr/themes/comptes-nationaux/tableau.asp?id=2.211) et Population  (http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&amp;amp;ref_id=NATTEF02221) - calculs basés sur les séries longues, téléchargeables sur le site de l'INSEE.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Ethologie comparée du niqab et de la cagoule</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2010/04/26/Niqab-ta-mere</link>
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    <pubDate>Tue, 27 Apr 2010 19:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Divers...</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Billet satirique à la manière d'Alfred Jarry (du moins ai-je fait de mon mieux).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le cadre de nos éminents travaux d'éthologie, nous allons, ce jour, nous intéresser aux moeurs d'une espèce singulière, actuellement en plein essor bien qu'abondamment chassée au siècle dernier&amp;nbsp;: le facho commun.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'espèce a ceci d'original qu'elle se divise en au moins deux races principales, dites septentrionale et méridionale (en raison de leur acclimatation géographique préférentielle au nord ou au sud), d'aspect si opposé - du moins à l'observateur peu averti - qu'on pourrait les croire distinctes.
Les spécimens du sud, en effet, se caractérisent par une abondante pilosité, au point que le langage commun les dénomme parfois &quot;barbus&quot;. A l'inverse, leurs homologues septentrionaux, au poil généralement ras, sinon totalement glabres, pourraient mériter le nom de &quot;tondus&quot; - quoique peu de naturalistes l'aient encore adopté.&lt;br /&gt;
Certains ethologues dignes de foi témoignent de quelques cas, rares mais avérés, de reproduction entre individus des deux races&amp;nbsp;: ce qui atteste, sans contestation, qu'il s'agit de la même espèce.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Intéressons nous maintenant, par delà les différences, aux points communs&amp;nbsp;: il en est un, notable, qui mérite d'être souligné.&lt;br /&gt;
Le facho commun vit en hardes organisées, au sein desquelles règne une hiérarchie, parfois floue mais toujours inflexible, de mâles dominants. En outre, l'évolution et certain atavisme l'a poussé à pratiquer une forme d'élevage, analogue à celui que pratiquent les fourmis à l'égard des pucerons&amp;nbsp;: les membres de ses troupeaux se trouvant par coutume affublés d'un uniforme.&lt;br /&gt;
Là encore, les deux branches diffèrent notablement&amp;nbsp;: alors que la race du sud s'est spécialisée dans l'élevage de femmes (généralement affublées d'un foulard, et plus rarement de &quot;niqab&quot;, pièce d'étoffe ne laissant visible que les yeux et réservé à quelques spécimens d'élite), la race du nord  élève plutôt des gendarmes, et autres représentants de la gent martiale (généralement affublés d'un uniforme lui aussi assez ridicule, et parfois de cagoules ne laissant voir que les yeux, là encore réservées à quelques bêtes d'élite pompeusement nommées &quot;forces spéciales&quot; ou &quot;groupe d'intervention&quot;).&lt;br /&gt;
Dans les deux cas, les mâles dominants tentent de justifier ces pratiques, au demeurant purement agricoles, par des argument idéologiques&amp;nbsp;: lesquels sont dénommés, au sud, &quot;Islam&quot;, et au nord, &quot;Identité Nationale&quot;. Le fondement de cette argumentation reste, à ce jour, obscur.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même le profane ne manquera pas de noter ici certaine similitude, qui atteste pour cette espèce de l'existence probable d'ancêtres communs, ou à tout le moins d'un instinct récurrent&amp;nbsp;:
Il est donc pour le moins surprenant que les deux races nourrissent l'une à l'égard de l'autre une franche hostilité, qui semble remonter aux premiers âges de l'évolution, ainsi qu'à une présence minoritaire de specimens du sud dans l'écosystème du nord, et inversement.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est pourquoi nous nous proposons, ici, de soutenir une thèse audacieuse&amp;nbsp;: à savoir, que leur réconciliation pourrait être plus proche qu'on ne le pense, pour peu que le sens de l'évolution veuille bien la favoriser.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous allons prendre un exemple, certes local, mais généralisable&amp;nbsp;: les specimens observables au sein même de l'écosystème du nord - et même en deçà de la ligne bleue des Vosges - y suffiront.&lt;br /&gt;
Intéressons-nous d'abord au &quot;niqab&quot; méridional, généralement de couleur noire; n'ayant rien trouvé dans les Saintes Ecritures de l'Islam qui justifie ce choix esthétique, nous inférons que rien n'empêche ledit accessoire d'être plus chatoyant&amp;nbsp;: par exemple, porteur de trois bandes, l'une bleue, l'autre blanche, et la dernière rouge.&lt;br /&gt;
Dans ce cas, nous voyons bien qu'il deviendrait, non plus un facteur de discorde, mais d'intégration, si ce n'est une sorte d'étendard de l'Identité Nationale, tout en demeurant adapté à son usage premier.
&lt;br /&gt;
Un rapprochement analogue pourrait concerner la race septentrionale&amp;nbsp;: les cagoules noires se voyant décorées selon le même principe, et s'il s'agit de les différencier, par l'application non pas de bandes, mais de cercles concentriques, à la manière d'une cocarde (ou d'une cible, diraient les plus sarcastiques&amp;nbsp;: mais ce serait là jugement de mauvaise foi).
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Souhaitons maintenant que cette digne publication, que nous espérons de caractère prophétique, ne disparaisse pas dans les poubelles de la science...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le triangle de Sierpinski, comme métaphore de la révolution</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2010/03/31/Le-triangle-de-Sierpinski-comme-metaphore-de-la-revolution</link>
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    <pubDate>Wed, 31 Mar 2010 17:23:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Divers...</category>
            
    <description>    &lt;h2&gt;Le triangle de quoi&amp;nbsp;?&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;Le &quot;triangle de Sierpinski&quot; est une figure fractale bien connue, composée de triangles inclus à l'infini dans d'autres triangles, comme des poupées russes. Il ressemble à ceci (j'ai piqué l'image à un certain &lt;a href=&quot;http://math.ucsd.edu/~dwildstr/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Jake Wildstrom&lt;/a&gt;, qui je l'espère ne m'en voudra pas) :&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.gibello.com/blog/public/sierpinski.gif&quot; alt=&quot;Triangle de Sierpinski&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A priori, la figure n'a rien de très original. Si ce n'est qu'on peut l'engendrer à partir de l'algorithme suivant&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Tracer un triangle (3 sommets&amp;nbsp;: A, B et C)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Choisir au hasard un point du plan (même pas forcément dans le triangle)&amp;nbsp;: appelons-le P&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ensuite, par itérations successives&amp;nbsp;:
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Choisir au hasard l'un des 3 sommets (A, B ou C)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Tracer un nouveau point à mi-distance de P et du sommet choisi. Ce point sera le nouveau point P de départ, pour l'itération suivante...&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Au bout de quelques milliers d'itérations, vous verrez apparaître un beau triangle de Sierpinski&amp;nbsp;!
Ce processus est fort bien illustré par une applet java que l'on peut trouver &lt;a href=&quot;http://serendip.brynmawr.edu/playground/sierpinski.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&amp;nbsp;: essayez-là, c'est édifiant (cliquez sur &quot;Go&quot;, sélectionnez un point à l'intérieur du triangle, et c'est parti !)
&lt;br /&gt;
Le plus surprenant, c'est que la figure qui apparaît &lt;em&gt;ressemble&lt;/em&gt; à un triangle de Sierpinski... mais n'en est pas un :&lt;em&gt; les points sont tous infiniment proches du triangle, mais ne sont jamais dessus&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
En fait, ils &quot;gravitent&quot; autour du triangle&amp;nbsp;: ils dessinent ce qu'on appelle une &lt;strong&gt;orbite&lt;/strong&gt; autour d'un &quot;&lt;strong&gt;attracteur&lt;/strong&gt;&quot; (le triangle de Sierpinski).
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette notion d'attracteur est essentielle, car elle a une portée générale&amp;nbsp;: avec une formule très simple (l'algorithme cité plus haut, énonçable en quelques lignes), on arrive à engendrer avec l'aide du hasard une infinité de figures différentes, qui ont toutes la même structure ou forme (selon le point de départ et les choix aléatoires des sommets, chaque triangle engendré ne sera identique à aucun autre - pourtant, tous seront semblables).
&lt;br /&gt;
Si çà ne vous rappelle rien, je vais prendre un autre exemple&amp;nbsp;: l'ADN. Quelques milliers de gènes permettent d'engendrer un animal complexe&amp;nbsp;: vous, qui ressemblez à votre voisin, sans jamais être identique.&lt;br /&gt;
Il se pourrait bien que vous et moi soyons deux orbites différentes, engendrées par un même attracteur&amp;nbsp;: les règles codées par l'ADN avec une pincée de hasard, pour simplifier... un peu comme pour le triangle de Sierpinski&amp;nbsp;!
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Et la révolution là dedans&amp;nbsp;?&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;J'y viens... avec, vous commencez à vous en douter, l'idée suivante&amp;nbsp;: ce qui est sous-jacent à l'ordre social est une forme d'attracteur. L'ordre social est une orbite autour d'un &quot;attracteur social&quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'ordre social s'engendrerait lui-même, selon un processus certes plus complexe, mais analogue à celui détaillé plus haut pour le triangle de Sierpinski.&lt;br /&gt;
On retrouve, décrit de manière plus informelle, ce genre d'intuition dans un billet récent de la blogueuse &lt;a href=&quot;http://blog.monolecte.fr/post/2010/03/30/Rage-against-the-machine&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Agnès Maillard&lt;/a&gt; (qui tient un fameux blog politique à la limite du révolutionnaire); je cite :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;En gros, ce qui motive les gens à s'arrêter au feu rouge, c'est leur adhésion intime au principe qu'il est mieux pour leur gueule de se conformer aux règles et aux usages communs que de chercher la merde en faisant n'importe quoi. Ce n'est donc pas la peur du gendarme ou de la sanction qui garantit le mieux la paix civile, c'est l'intime conviction qu'il est plus profitable de traverser dans les clous que de jouer les aventuriers. Une société fonctionne surtout selon un principe de libre adhésion et de quelque chose qui est de l'ordre de la foi.&lt;/em&gt;&quot;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Constat quelque peu imprécis, mais qui dénote l'intuition d'un mystérieux mécanisme sous-jacent à l'ordre des choses...
Ensuite notre blogueuse termine sur une note plus insurrectionnelle (et plus convenue)&amp;nbsp;: pour résumer, à force d'exploiter les gens, on atteindrait un seuil au-delà duquel l'ordre social ne serait plus tolérable; je cite encore :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;De plus en plus de gens ont du mal à satisfaire leurs besoins élémentaires pendant qu'une poignée d'autres affiche un luxe outrancier. Le contrat social a été piétiné de manière unilatérale et il convient d'agiter un gourdin de plus en plus gros pour maintenir les gueux à leur place, pour les forcer à respecter des règles qui, manifestement, n'ont plus pour objectif que de protéger ceux qui profitent du système ( ... ) C'est un assez mauvais calcul à moyen terme. Parce que les tensions créées par les déséquilibres grandissants et cumulés finissent toujours par exploser, violemment, sans que jamais il ne soit possible de prévoir où, quand, comment et pourquoi&lt;/em&gt;.&quot;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette analyse est plus discutable, car souvent démentie par les faits&amp;nbsp;: il existe nombre d'endroits dans le monde où la liberté est bafouée, où les gens meurent de faim ou sont réduits à l'esclavage, sans que la moindre révolution (ni révolte d'ampleur) n'éclate.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Revenons alors à notre triangle de Sierpinski, vu comme métaphore de l'&quot;attracteur social&quot;&amp;nbsp;: se révolter, c'est en quelque sorte décaler le point courant, momentanément, à l'écart de l'orbite. Mais la poursuite des itérations fera revenir les points suivants vers le triangle, et l'orbite ne sera, au mieux, que très légèrement déformée.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tant que l'attracteur persiste, rien ne change dans l'ordre des choses. Ce qui revient à donner de la révolution la définition suivante&amp;nbsp;: &quot;&lt;strong&gt;la révolution est un changement d'attracteur&lt;/strong&gt;&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;Comment change-t-on d'attracteur&amp;nbsp;?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En fait, le plus important est de comprendre que le changement d' &quot;attracteur&quot; ne provient ni de l'ampleur de l'oppression (engendrée par l'attracteur lui-même), ni de la force des idées.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;La Révolution Française est perçue par certains historiens comme mue par la montée de l'industrie, portée par une certaine bourgeoisie d'affaires&amp;nbsp;: l'avènement d'une industrie moderne étant incompatible avec les règles de l'ancien régime, ces règles ont inexorablement été balayées, le sens de l'histoire étant alors sous-tendu par une mutation d'ordre économique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A un degré moindre, l'avènement des techniques de l'assurance, ensuite transférées dans la sphère publique, a donné corps à ce qui fut appelé l' &quot;Etat providence&quot;, lequel a retiré à la religion son monopole...de la Providence, justement&amp;nbsp;! Le phénomène va amplifier la laïcisation des institutions, produisant un profond changement social (phénomène très bien décrit par Pierre Rosanvallon dans son essai &quot;La crise de l'Etat Providence&quot;).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces exemples illustrent à divers degrés quelque chose qui est de l'ordre du &quot;changement d'attracteur&quot;, ce dernier prenant une forme nouvelle autour duquel se &quot;cristallise&quot; une nouvelle société.
Autrement dit, la révolution résulterait d'une forme d'innovation de rupture, en donnant au terme &quot;innovation&quot; un sens élargi&amp;nbsp;: de nouvelles techniques, idées, une nouvelle approche, des usages qui apparaissent, et finissent par atteindre un seuil critique à partir duquel tout bascule, parce que l'ordre existant devient un carcan démodé et sclérosant.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Phénomène, sans doute, impossible à produire de façon volontaire&amp;nbsp;: on ne décrète pas la révolution. Quant à savoir si certains phénomènes récents, comme celui d'internet et de la société de l'information, sont de magnitude suffisante pour provoquer une révolution... Les historiens de demain pourront en débattre&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le &quot;ticket course&quot;, ou comment la FFS escroque les skieurs de fond !</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2010/01/29/Le-ticket-course-ou-comment-la-FFS-escroque-les-skieurs-de-fond</link>
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    <pubDate>Fri, 29 Jan 2010 18:31:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Sport</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ce billet, qui s'adresse a priori au petit milieu du ski de fond français, peut certainement intéresser les athlètes d'autres disciplines&amp;nbsp;: d'autres fédérations que la nôtre disposant d'une imagination sans bornes lorsqu'il s'agit de se financer (même illégalement !) sur le dos du pratiquant... (si vous n'avez pas de patience pour lire, sachez que ce billet propose &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2010/01/29/public/ffs_ddccrf.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;une lettre type&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qui résume assez bien le propos).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais revenons au cas de la FFS (Fédération Française de Ski) et de son &quot;ticket course&quot;&amp;nbsp;: escroquerie manifeste qui perdure pourtant depuis des années, sans que ladite fédération ne soit inquiétée... il faut dire que la subtilité du système vaut le détour.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lorsqu'un fondeur souhaite s'inscrire à un événement populaire (par exemple, la &quot;Transjurassienne&quot; ou la &quot;Foulée Blanche&quot;, équivalents pour les fondeurs aux grands marathons pédestres), il a obligation de posséder un titre fédéral.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il peut s'agir d'une licence compétiteur, ou d'une &quot;Carte Neige&quot; (aux options plus limitées).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A défaut, le pratiquant devra souscrire une sorte de &quot;licence&quot; journalière, appelée &quot;ticket course&quot;.
Ce ticket course, facturé de 6 à 10 EUR en 2010, est une subtile escroquerie. Explications&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Le ticket comporte un volet &quot;assurance&quot;, non séparable. Le système constitue donc une vente forcée.&lt;br /&gt;
A ce niveau, la FFS a tout de même imaginé une parade&amp;nbsp;: il est possible de s'acheter une licence sans assurance (en fait, RC seule... ce qui est déjà discutable). Mais au prix de 64 EUR, soit plus de 10 tickets course.
Comme peu de pratiquants occasionnels participent à plus de 10 événements, cela revient à dire qu'ils ont le droit de choisir leur assurance... à condition de payer un dédit à la FFS !&lt;br /&gt;
On est donc bien dans le cas d'une vente forcée - mais déjà, le faire valoir devant un tribunal (et le faire comprendre aux gens) est un peu plus compliqué...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Le ticket comporte également un volet fédéral. Tout aussi illégal, pour une raison simple&amp;nbsp;: il s'agit d'un &quot;enrichissement sans cause&quot; !&lt;br /&gt;
Le ticket, quoique réputé &quot;titre fédéral&quot;, ne donne droit à aucun des services habituellement attachés à un tel titre&amp;nbsp;: classement national par points, classement dans les championnats, ou autres avantages clients associés à la licence.
Donc, vous payez un droit à la fédé... en échange de RIEN !&lt;br /&gt;
Eh bien, en France, vendre du rien, c'est interdit (&quot;enrichissement sans cause&quot;, c'est assez clair, non ?)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Enfin, le ticket comporte un volet &quot;organisateur&quot;, réservé à l'organisateur de la course. Celui-ci est particulièrement croustillant&amp;nbsp;: l'organisateur est payé, parce que c'est lui qui vend le ticket course, pas la FFS&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et s'il refuse de le vendre&amp;nbsp;? Eh bien, sa course est tout simplement déclassée, et ce même si des licenciés y participent (petite mesure de rétorsion visant à réprimer les récalcitrants).&lt;br /&gt;
Lors de l'introduction du ticket course, il y a bien des années, quelques courses prestigieuses ont ainsi été déclassées (a posteriori !) pour avoir inscrit des athlètes sans titre fédéral&amp;nbsp;: parmi elles, la Foulée Blanche, ou encore le Marathon de Bessans... excusez du peu !&lt;br /&gt;
Rien de tel que de molester quelques boucs émissaires emblématiques pour instaurer l'impôt révolutionnaire...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce système a pour le FFS de nombreux avantages&amp;nbsp;: sans rien faire, elle fait vendre des tickets par les organisateurs.
Lesquels se livrent donc à une activité illégale... à la place de la FFS&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;S'il fallait attaquer quelqu'un, ce serait qui&amp;nbsp;? Avez-vous déjà vu un athlète désireux d'attaquer un organisateur de course ??
Alors, attaquer la FFS&amp;nbsp;? Mais elle ne vous a rien vendu, la FFS...&lt;br /&gt;
Et puis, quand on vous vole quelques euros, vous allez au tribunal, ou vous vous laissez faire&amp;nbsp;? Le préjudice est si petit...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le système a tout de même une légère faille&amp;nbsp;: le volet &quot;organisateur&quot;, lequel touche donc un peu d'argent (sans doute pour le dédommager d'avoir à vendre des titres FFS).&lt;br /&gt;
Autrement dit, il exerce une activité illégale, mais il est payé pour çà&amp;nbsp;: la FFS est donc le commanditaire, et là, le préjudice est avéré.&lt;br /&gt;
Sans doute les juristes de la FFS y ont-ils songé (ils sont, manifestement, si intelligents... que je n'oserais leur faire l'injure de croire qu'ils n'y ont pas pensé). Mais il était difficile de faire autrement, je suppose... donc le risque en valait la chandelle&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, que peut faire le pratiquant de base, puisque c'est, au final, son argent que l'on subtilise&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je suggère de saisir, par lettre simple (ou recommandée), la DDCCRF (Répression des Fraudes). Ci-joint, &lt;a href=&quot;http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2010/01/29/public/ffs_ddccrf.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;une lettre type&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, inspirée de la mienne&amp;nbsp;: vous pouvez l'adapter à votre guise (n'hésitez pas), ou simplement l'imprimer, y ajouter vos coordonnées, dater, signer et envoyer.&lt;br /&gt;
La DDCCRF peut être saisie par tout citoyen, et doit répondre sur le fond aux questions qui lui sont posées. Elle est donc tenue de vous répondre, si vous envoyez la lettre&amp;nbsp;! Egalement, si votre saisine est infondée, vous ne risquez rien&amp;nbsp;: simplement, on vous expliquera qu'elle est infondée, et çà s'arrêtera là.&lt;br /&gt;
Sur ce type de sujet, elle a, par contre, tendance à botter en touche (d'autant que la DDCCRF de Haute-Savoie n'a pas forcément envie de se mêler des affaires de la FFS). Mais si elle reçoit de nombreuses lettres, il faudra bien qu'elle fasse son travail d'investigation...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et n'allez pas croire que c'est inutile&amp;nbsp;: en 1999, la Fédération Française d'Athlétisme (FFA) fut condamnée pour des faits comparables par le Conseil d'Etat, saisi par un simple club d'athlétisme (jugement n° 199143 du 2 juillet 1999). Au bénéfice de tous les pratiquants&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'espère, en tout cas, que ce billet aura été éclairant, concernant les pratiques douteuses de certaines fédérations sportives... Et qu'il incitera davantage d'athlètes, clubs ou organisateurs à réagir&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>L'intéropérabilité pour les nuls...</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2009/11/23/Linteroperabilite-pour-les-nuls</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Nov 2009 18:46:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Techno</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;L'intéropérabilité, c'est la capacité qu'ont différents systèmes d'intéragir (inter-opérer, çà dit son nom), d'échanger, de fonctionner et travailler ensemble.&lt;br /&gt;
Le problème, généralisable, est particulièrement critique dans le domaine des technologies de l'information.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et comment obtient-on l'intéropérabilité&amp;nbsp;? Eh bien, il y a au moins deux méthodes&amp;nbsp;: l'uniformisation du monde, ou l'adoption de standards ouverts.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première méthode est simple&amp;nbsp;: tout le monde utilise le même logiciel, protocole, format, etc...
Les mauvaises langues diront que ce n'est pas de l'intér-opérabilité mais de la &quot;self&quot;-opérabilité&amp;nbsp;: certes.
Mais la méthode a d'autres travers&amp;nbsp;: outre une certaine fragilité (cf. la biodiversité&amp;nbsp;: plus elle est réduite, plus une attaque risque de détruire tout l'écosystème) et le risque d'appropriation par une firme privée ou un lobby, elle nécessite sutout une uniformisation de la culture et des pratiques, laquelle ne peut être obtenue que par un contrôle strict et régalien, assorti de sanctions fermes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autrement dit, la &quot;self-opérabilité&quot; ne peut être obtenue que par la dictature.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A l'opposé, les standards ouverts garantissent que les données et les protocoles, publics et d'accès libre, peuvent être mis en oeuvre, exploités ou étudiés par tous (ce qui favorise, au passage, l'accès de tous au savoir, ainsi que les logiciels open-source).&lt;br /&gt;
Leur évolution ne peut se faire que de manière collégiale, via des structures démocratiques prenant en compte l'avis des utilisateurs et de toute personne ou organisation intéressée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autrement dit, les standards ouverts, c'est une forme de démocratie décentralisée (leur établissement étant le fait, par exemple, de consortiums, organismes publics ou associations à processus de décision ouvert).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De récents travaux financés par l'Europe font état de voies intermédiaires&amp;nbsp;: il existerait un &quot;continuum&quot; entre l'ouverture totale et la fermeture totale, au long duquel il serait légitime de se positionner (cf. un récent article de Glyn Moody sur &lt;a href=&quot;http://www.computerworlduk.com/toolbox/open-source/blogs/index.cfm?entryid=2620&amp;amp;blogid=14&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ComputerWorld UK&lt;/a&gt;, que j'ai accessoirement traduit en français &lt;a href=&quot;http://www.gibello.com/publi/transl/articles/eu_interop_glyn_moody_nov09.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, et qui détaille les croustillants travaux de l'IDABC).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est presque aussi absurde que de déclarer qu'il existerait un &quot;continuum&quot; entre la dictature et la démocratie au long duquel les états devraient se positionner, mais passons... En ce qui concerne l'intéropérabilité, se positionner librement entre l'ouverture et la fermeture, çà revient à entériner le système actuel, lequel est tout sauf intéropérable, justement parce que chacun fait un choix différent du voisin.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui démontre que l'intéropérabilité est impossible sans une forme de &quot;contrôle politique&quot;&amp;nbsp;: ou, pour parler comme un économiste, qu'il n'y a pas de &quot;main invisible&quot; qui ferait tendre le système vers l'intéropérabilité.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et le &quot;contrôle politique&quot;, ici comme ailleurs, c'est soit la dictature, soit la démocratie. Camarade, choisis ton camp...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;P.S. Cette réflexion a été nourrie par une analyse économique de Jacques Sapir, à propos de la théorie de l'équilibre général de Walras, dont il démontre qu'elle ne peut s'appliquer réellement sans un contrôle politique, de forme soit totalitaire, soit démocratique, mais proche de ceux décrits ici&amp;nbsp;: cf. &quot;Les trous noirs de la science économique&amp;nbsp;: essai sur l'impossibilité de penser le temps et l'argent&quot; (Seuil / points économie, 2003)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Sarkozukus Imperator</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2009/11/12/Sarkozukus-Imperator</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:5ea9c9115ea2ffae81b7a53f751bad10</guid>
    <pubDate>Thu, 12 Nov 2009 21:17:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Divers...</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ok, je n'ai pas pu m'empêcher de vous le livrer en phonétique, histoire que vous ne commettiez pas d'impair en le prononçant&amp;nbsp;: çà s'écrit &quot;Sacosuchus&quot;, de fait. Mais je ne sais pourquoi cette transcription phonétique m'a plu&amp;nbsp;: sans doute parce que çà fait plus gladiateur&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au fait, j'oubliais... de quoi s'agit-il, au juste ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Eh bien, d'après &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcosuchus&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wikipedia&lt;/a&gt;, il s'agit d' &quot;un reptile préhistorique de l’ordre des crocodiliens qui mesurait entre 11 et 14 mètres de long et pesait près de 10 tonnes. [...] Le Sarcosuchus vivait il y a 110 millions d'années, au crétacé inférieur.&quot;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien, me direz-vous, çà commence à faire un bail qu'il a pas fait la une des média, ce sarco-là...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Eh bien, le voici qui remonte dans les sondages&amp;nbsp;: et ce grâce aux efforts du Museum National d'Histoire Naturelle de Paris, qui s'affaire en ce moment même à restaurer un magnifique exemplaire de Sarcosuchus au sein de sa galerie de paléontologie.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici un extrait de l'affichette que ledit museum présente aux visiteurs, pour s'excuser du dérangement (faut dire qu'un sarco, çà occupe de l'espace) :&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.gibello.com/blog/public/sarco.jpg&quot; alt=&quot;Affichette Sarcosuchus Imperator&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De fait, si l'on poursuit un peu plus la visite, on ne peut manquer de rencontrer ce pensionnaire peu discret&amp;nbsp;: la photo suivante finira de vous convaincre qu'il s'agit d'une très sérieuse étude scientifique. Mais pouviez-vous en douter, connaissant la réputation de l'institution qui le présente ?&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.gibello.com/blog/public/sarco2.jpg&quot; alt=&quot;Sarcosuchus Imperator&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout de même, c'est à se demander si le Muséum n'a pas cédé à un certain goût du sensationnel, voire du bling-bling (doit-on y voir une conséquence directe de la réforme de la Recherche ?)&lt;br /&gt;
De fait, l'animal fait forte impression, au point que je n'ai osé le regarder en face que depuis les balcons de la galerie supérieure, imaginant même l'entendre m'apostropher de sa grosse voix virile&amp;nbsp;: &quot;Descends si t'as des couilles !&quot;&lt;br /&gt;
J'en tremble encore...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La métaphore de l'usine à gaz</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2009/10/29/La-metaphore-de-lusine-a-gaz</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6f3437926c13fc826ba8966608a338cc</guid>
    <pubDate>Thu, 29 Oct 2009 23:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Divers...</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Que votre métier consiste à concevoir, organiser, gérer, maintenir ou planifier, nul doute que vous aurez déjà constaté le fait suivant&amp;nbsp;: les systèmes dont vous avez la charge, au fil du temps, deviennent de plus en plus inefficaces, plus compliqués, chaque modification provoque des effets de plus en plus imprévisibles, et toute tentative de simplification devient trop hasardeuse pour être envisageable...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, augmentation naturelle de l'entropie&amp;nbsp;? Effet de bord de la complexité&amp;nbsp;? Ou simple incapacité de votre part à gérer et organiser correctement&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De fait, les systèmes complexes ne sont pas statiques&amp;nbsp;: ils échangent avec l'extérieur, qui évolue, et sont eux aussi contraints à évoluer, ou à disparaître.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Evoluer ne pouvant se faire que dans deux directions&amp;nbsp;: croissance ou décroissance (devenir plus gros ou plus petit, plus véloce ou plus lent, plus riche ou plus pauvre, plus technicien ou plus traditionnel, ou ce qu'il vous plaira, c'est analogue...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et encore, dans des limites relativement étroites&amp;nbsp;: une ville, une entreprise, un programme, une économie ou un animal ne peuvent faire croître ni décroître à l'infini leurs principaux caractères (pourquoi, me direz-vous&amp;nbsp;? les raisons sont diverses, mais connexes. Prenons un exemple avec l'animal&amp;nbsp;: si sa taille change, son volume évolue plus vite que sa surface, ce qui pose rapidement des problèmes de régulation thermique - trop petit, il offre trop de surface par rapport au volume nécessaire à produire de la chaleur... et trop gros, il n'offre pas assez de surface pour évacuer ses calories&amp;nbsp;: les souris ont froid, les éléphants ont chaud !)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Or, chaque évolution (croissance ou décroissance) comporte une part d'irréversible&amp;nbsp;: d'abord parce qu'il n'est pas question de revenir à l'état initial (le monde extérieur ayant depuis évolué), ensuite parce que c'est impossible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Prenons l'exemple d'une usine (à gaz&amp;nbsp;? nom générique que l'on prête à toute la galaxie des systèmes complexes, comme par hasard), dont on voudrait moderniser le fonctionnement&amp;nbsp;: d'anciens sous-systèmes vont rester actifs, d'autres seront ajoutés, d'autres remplacés ou rénovés, etc...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans ce cadre, la redondance est préférable à la perte d'une fonction&amp;nbsp;: on évite de trop modifier ce que l'on comprend mal, ou ce qui semble remplir sa fonction honnêtement - on se contente de le répliquer ou de l'améliorer.&lt;br /&gt;
De plus, sur un système qu'il est souvent impossible d'arrêter, l'arrêt même temporaire d'un sous-système vital (par exemple, dans le but de le remplacer) pourrait avoir des conséquences funestes...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chaque évolution va alors s'ajouter à un existant sans réellement le remplacer, provoquant une forme de stratification qui réduira l'efficacité du système, y provoquant des redondances, parfois des incohérences. Les erreurs, inhérentes à toute manipulation, vont également s'y accumuler au fil du temps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le système finira par être trop inefficace pour remplir sa fonction, même dans un mode dégradé&amp;nbsp;: notre usine, par exemple, devra être désaffectée, démolie et remplacée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rien que de très normal, donc&amp;nbsp;: vous voilà donc rassuré, puisque votre compétence n'est pas en cause ?&lt;br /&gt;
Ne vous réjouissez pas trop vite&amp;nbsp;: étant vous-même un système complexe, l'adhésion au raisonnement ci-dessus vous condamne à mourir avec lucidité...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Encore un système de fichage gouvernemental : l'ISF...</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2009/08/16/Encore-un-systeme-de-fichage-gouvernemental-%3A-lISF</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:d690c0c9c417f01c5d76506d58c96055</guid>
    <pubDate>Sun, 16 Aug 2009 20:55:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Divers...</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Imaginez que le gouvernement crée un nouveau fichier, dans lequel il conserverait la liste détaillée de tout ce que vous possédez&amp;nbsp;: pas seulement vos résidence(s), comptes en banques, livrets, assurances vie, etc..., mais aussi vos voitures, motos, et même vos meubles, vos bijoux, votre argent liquide, voire le vin qui est dans votre cave.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous hurleriez au fichage généralisé&amp;nbsp;? Pourtant, ce fichier existe, et il contient déjà 528.000 foyers (chiffre 2008), soit environ 1.200.000 personnes&amp;nbsp;: 2% de la population, 1 personne sur 50.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Affabulation&amp;nbsp;? Pas du tout. Ce dont je parle, c'est de la base de données de l'ISF, le fameux Impôt de Solidarité sur la Fortune.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien sûr, une certaine gauche ne manquera pas de faire remarquer qu'il s'agit ici des riches, et qu'ils l'ont bien cherché (d'autant plus que, c'est bien connu, ce sont eux les &quot;ficheurs&quot;, d'habitude... alors les ficheurs fichés, hein ?).&lt;br /&gt;
Une telle attitude serait pourtant assez illogique, voire irresponsable&amp;nbsp;: existerait-il des populations qu'il est &quot;bien&quot; de ficher, alors que ce serait &quot;mal&quot; d'en ficher d'autres&amp;nbsp;? J'attends qu'un honnête homme de gauche (ou de droite, d'ailleurs) me tienne ce raisonnement, ce serait assez divertissant...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais revenons à l'ISF, et voyons ce que cette position aurait d'intenable :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur la forme, d'abord, s'offusquer d' &quot;Edvige&quot; ou de &quot;Base élèves&quot; et tolérer le fichage détaillé des véhicules, meubles, argent et bijoux de millions de personnes, c'est largement discriminatoire (le riche &quot;méritant&quot; d'être fiché... le racisme est proche, là, à moins qu'il ne s'agisse de jalousie ou de revanche sociale, ce qui ne vaut guère mieux !)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur le fond, ensuite&amp;nbsp;: il est fortement probable qu'au moins la moitié de nos assujettis à l'ISF ne dépassent guère le million de patrimoine - et soient donc redevables d'un ISF compris entre 0 et 1.000 EUR...
Autrement dit, il existe 600.000 personnes que l'on fiche dans l'unique but de leur soutirer moins de 1.000 EUR !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Conclusion&amp;nbsp;: si vous fichez 1 demi million de types pour si peu, quel est à votre avis l'objectif&amp;nbsp;? L'argent, ou le fichage ?&lt;br /&gt;
Ne serait-il pas plus simple d'augmenter leur impôt sur le revenu, ce qui éviterait de les ficher et rapporterait davantage ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'argument de l'ISF comme impôt de &quot;solidarité&quot; ne tient donc pas longtemps&amp;nbsp;: l'ISF est un système de fichage policier. Qui plus est inventé par la gauche, qui semble plus à même que notre droite radicale de ficher le citoyen en évitant la grogne sociale (et que çà devait arranger de ficher les riches... quoique çà semble aussi arranger la droite - de fait, on aime bien les fichiers, que l'on soit de l'un ou de l'autre bord).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et maintenant, séquence frisson&amp;nbsp;: 1,2 millions de personnes, c'est plus de la moitié de la ville de Paris.&lt;br /&gt;
Imaginez qu'une Gestapo &quot;moderne&quot; décide de spolier les juifs, et commence par utiliser un algorithme simple&amp;nbsp;: une recherche par nom.&lt;br /&gt;
Le premier jour, notre Gestapiste de base pourrait décider de rechercher tous les &quot;Cohen&quot; payant l'ISF (vous me direz, mais tous ne sont pas juifs&amp;nbsp;? Certes, mais il ne faisait pas bon s'appeler &quot;Cohen&quot; en 1943, juif ou pas...).&lt;br /&gt;
Faites l'essai dans l'annuaire de Paris&amp;nbsp;: plus de 2.500 réponses. En supposant que la répartition dans l'échantillon ISF soit équivalente, on devrait y trouver un bon millier de &quot;Cohen&quot;&amp;nbsp;: de quoi occuper notre Gestapo pendant quelques temps, avant de passer à des algorithmes de recherche plus subtils...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le même moyen devrait permettre aisément de spolier les arabes, les noirs, les hispaniques, les russes, les polonais, les ouzbeks ou qui vous voudrez (voyez, je ne suis pas raciste&amp;nbsp;: essayez les &quot;Gomez&quot; ou les &quot;Mohamed&quot;...).&lt;br /&gt;
On a la liste des &quot;riches&quot;, avec le catalogue complet de ce qu'on pourrait leur prendre&amp;nbsp;: il ne reste plus qu'à les trier par &quot;race&quot;, ethnie, religion ou origine !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'attends donc que les opposants à &quot;Edvige&quot; ou &quot;Base élèves&quot; manifestent contre l'ISF&amp;nbsp;: ils commenceraient à avoir l'air plus crédibles, ou au moins intellectuellement honnêtes.&lt;br /&gt;
Sauf à penser qu'ils soient persuadés qu'il existe de mauvaises raisons de ficher, mais qu'il en existe aussi de bonnes... disons que je ne leur ferai pas l'injure de croire à une telle mauvaise foi de leurt part.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En attendant ce jour faste, Citoyens, dormez tranquilles. Et si vous pouvez, évitez de mettre de côté 1 million d'EUR, c'est plus sûr... même si vous vous appelez Dupont.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Exposer un bundle OSGi sous forme de Web Service</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2009/07/29/Exposer-un-bundle-OSGi-sous-forme-de-Web-Service</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6a7c00650a7df69325696ffd99c2697c</guid>
    <pubDate>Wed, 29 Jul 2009 17:27:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Techno</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Réalisé avec les projets Apache Felix (plateforme OSGi, felix.apache.org) et CXF (web services, etc...)...&lt;br /&gt;
Evidemment, ce post, valable le jour où il a été posté, devrait se périmer assez vite (en particulier en ce qui concerne les versions des outils utilisés, et leur localisation).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le principe pourrait toutefois ne pas changer trop vite&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;* Tout d'abord, installer puis démarrez le bundle d'extension &quot;OSGi compendium API's&quot;, fourni avec Felix comme sous-projet (téléchargeable &lt;a href=&quot;http://apache.multidist.com/felix/org.osgi.compendium-1.2.0.jar&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;* Ensuite, installez puis démarrez le bundle OSGi CXF (cxf-dosgi-ri-singlebundle-distribution-1.1-SNAPSHOT.jar, à télécharger &lt;a href=&quot;https://repository.apache.org/content/groups/snapshots/org/apache/cxf/dosgi/cxf-dosgi-ri-singlebundle-distribution/1.1-SNAPSHOT/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;* Enfin, avant d'être installé/démarré, Le bundle OSGi que vous souhaitez exporter doit être spécifiquement &quot;annoté&quot; (en fait, des Properties à associer à l'enregistrement de l'interface, dans l'Activator). Ce qui permettra au bundle Apache CXF de le détecter au moment du &quot;start&quot;, et de l'exporter sous forme de Web Service&amp;nbsp;!&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Donc, dans le détail&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1) Ecrire un bundle OSGi - ici, un &quot;HelloWorld&quot; qui exporte l'interface suivante :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
package helloworld;
public interface HelloService {
  public String sayHello(String name);
}
&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Le bundle se compose de 3 fichiers :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- L'interface&amp;nbsp;: HelloService.java&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
package helloworld;
public interface HelloService {
  public String sayHello(String name);
}
&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
- L'activateur Activator.java&amp;nbsp;: tout simple, mais notez les 3 lignes &quot;props.put&quot; (+ le passage de &quot;props&quot; en paramètre de registerService()) qui concernent l'exportation de l'interface sous forme de Web Service, et qui permettront au bundle CXF d'enregistrer le nouveau bundle comme web service dès qu'il sera détecté au démarrage&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
package helloworld;

import java.util.Dictionary;
import java.util.Hashtable;

import org.osgi.framework.BundleActivator;
import org.osgi.framework.BundleContext;
import org.osgi.framework.ServiceListener;
import org.osgi.framework.ServiceEvent;

public class Activator implements BundleActivator {
  public void start(BundleContext context) {
    Dictionary props = new Hashtable();

    props.put(&amp;quot;service.exported.interfaces&amp;quot;, &amp;quot;*&amp;quot;);
    props.put(&amp;quot;service.exported.configs&amp;quot;, &amp;quot;org.apache.cxf.ws&amp;quot;);
    props.put(&amp;quot;org.apache.cxf.ws.httpservice.context&amp;quot;, &amp;quot;/helloworld&amp;quot;);

    context.registerService(HelloService.class.getName(), new HelloImpl(), props);
 }

  public void stop(BundleContext context) { }

  /**
   * Implementation de l'interface HelloService
   */
  private static class HelloImpl implements HelloService {
    public String sayHello(String name) { return &amp;quot;Hello &amp;quot; + name + &amp;quot;!&amp;quot;; }
  }
}
&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;- Le manifeste, manifest.mf&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
Bundle-Name: HelloWorld
Bundle-Description: A Hello World bundle
Bundle-Vendor: Gibello
Bundle-Version: 1.0.0
Bundle-Activator: helloworld.Activator
Export-Package: helloworld
Import-Package: org.osgi.framework
&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Reste ensuite à créer le bundle (au préalable, faire pointer le CLASSPATH vers la librairie felix.jar - qui contient les classes d'OSGi, et se trouve dans le répertoire bin/ de felix)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
javac -d . *.java
jar cfm helloworld.jar manifest.mf helloworld/
&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;2) Installer et démarrer les 3 bundles dans Felix :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Supposons que les 3 bundles (org.osgi.compendium-1.2.0.jar, cxf-dosgi-ri-singlebundle-distribution-1.1-SNAPSHOT.jar et helloworld.jar) soient copiés dans un sous-répertoire &quot;my_bundles&quot; du répertoire de felix&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;* Démarrer Felix ( java -jar bin/felix.jar )&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;* Installer / démarrer les bundles (install ... start)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;pre&gt;
$ java -jar bin/felix.jar 

Welcome to Felix.
=================

-&amp;gt;
-&amp;gt; install file:my_bundles/org.osgi.compendium-1.2.0.jar
Bundle ID: 25
-&amp;gt; start 25
-&amp;gt;
-&amp;gt; install file:my_bundles/cxf-dosgi-ri-singlebundle-distribution-1.1-SNAPSHOT.jar
Bundle ID: 26
-&amp;gt; start 26
-&amp;gt;
-&amp;gt; install file:my_bundles/helloworld.jar
Bundle ID: 27
-&amp;gt; start 27
-&amp;gt;
&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;3) Le web service est prêt...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maintenant, il ne reste donc qu'à accéder au Web Service !&lt;br /&gt;
Par exemple, pour accéder à sa description WSDL :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
http://localhost:8080/helloworld?wsdl
&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;A noter qu'il est parfaitement possible de générer des &quot;stubs&quot; java pour y accéder, par exemple avec l'outil &lt;em&gt;wsimport&lt;/em&gt; du JDK (à partir de la version 1.6) - le web service semble donc compatible avec JAX-WS.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Crise immobilière : on prend les mêmes, et on recommence !</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2009/05/19/Crise-immobiliere-%3A-on-prend-les-memes-et-on-recommence</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:eeee2b4eb423d7306ae0502677a539d6</guid>
    <pubDate>Tue, 19 May 2009 16:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Divers...</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Flash-back sur la crise des années 90&amp;nbsp;: ou comment démentir la croyance selon laquelle &quot;l'histoire ne repasse jamais les plats&quot; (les citations sont tirées des archives du journal &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc, au départ, tout va bien&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Le prix moyen des logements neufs et anciens à Paris a été multiplié par trois en dix ans&lt;/em&gt; (15/2/89), ou encore &lt;em&gt;Acheté par un promoteur 650 francs en 1985, le mètre carré de cette colline niçoise s'est vendu il y a quelques semaines 4 500 francs. Sept fois plus cher qu'il y a cinq ans.&lt;/em&gt; (16/5/90).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le bon vieux mythe des Anglais bat déjà son plein&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Les Britanniques débarquent en Bretagne. Quelques vieilles pierres dans un hameau perdu,la campagne à perte de vue&amp;nbsp;: c'est le nouveau rêve de l'autre côté de la Manche&lt;/em&gt; (4/4/90).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le 4 Avril 90, malgré quelques craintes émergentes, l'euphorie domine&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Les professionnels attendaient une pause, ce fut l'apothéose. Les prix flambent.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même les Espagnols jouent leur partition classique&amp;nbsp;: &lt;em&gt;&quot; Buscar piso &quot; ( &quot; chercher un appartement &quot;)&amp;nbsp;: cette expression mille fois répétée est devenue, pour des milliers de jeunes couples madrilènes, le symbole d'un interminable cauchemar. L'extraordinaire boom immobilier qu'a connu durant ces dernières années la capitale espagnole l'a en effet rendue véritablement inaccessible pour nombre de ceux qui rêvent d'y bâtir un foyer. &lt;/em&gt; (27/10/90).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parfois, tout de même, un éclair de lucidité&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Les ventes ont baissé en 1990 et les professionnels s'inquiètent des perspectives pour 1991 . Une chute qui met en évidence la fragilité du secteur après les années d'euphorie. Après les années fastes, voici venu le temps de l'incertitude.&lt;/em&gt; (10/4/91).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut dire qu'il s'en passe de belles, en 90&amp;nbsp;: on prend de plein fouet la faillite des &quot;Saving and Loans&quot; (c'est comme çà qu'on disait &quot;subprime&quot; dans la langue de 90), qui met en faillite nombre d'établissements financiers, d'abord américains (particulièrement les caisses d'épargne)&amp;nbsp;:
&lt;em&gt;La faillite des &quot; Saving and Loans &quot; Les caisses d'épargne américaines pourraient être adossées à des banques&lt;/em&gt; (18/4/90).&lt;br /&gt;
Car çà va coûter cher&amp;nbsp;: &lt;em&gt;M. William Seidman, président de la Resolution Trust Corporation (RTC), organisme chargé de l'assainissement des caisses d'épargne américaines en difficulté, a estimé, lundi 30 juillet, que le sauvetage de ces institutions coûterait plus de 500 milliards de dollars.&lt;/em&gt; (1/8/90), ou encore, &lt;em&gt;Le Congrès américain devrait se voir demander dans les prochains jours une rallonge de 80 milliards de dollars (...) aux 85 milliards déjà dépensés pour financer le plan de sauvetage des caisses d'épargne.&lt;/em&gt; (23/6/91).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais bon, on a un peu exagéré, en procédant à la &quot;titrisation&quot; de créances (çà ne vous dit rien, çà, la titrisation ?); dans les premiers rôles, l'inoxydable Bear Stearns (associé à l'époque au Crédit Lyonnais)&amp;nbsp;:
&lt;em&gt;Le Crédit lyonnais et la banque américaine d'investissements et de placements Bear Stearns (...) ont signé un accord pour le développement du marché français de la titrisation des créances&lt;/em&gt; (24/6/91).&lt;br /&gt;
Tout le monde s'y met&amp;nbsp;: &lt;em&gt;La Compagnie Bancaire lance sa première opération de titrisation&lt;/em&gt; (7/6/90).&lt;br /&gt;
Il faut dire que c'est pratique; vous savez, le fameux &quot;hors bilan&quot; :&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Le Crédit lyonnais lance sa deuxième opération de titrisation de crédits personnels. Celle-ci permet à l'établissement de sortir de son bilan 70 000 prêts accordés à ses clients et de les céder à un fonds commun de créances&lt;/em&gt; (10/4/91).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc, on se plante... au point d'atteindre une forme de &quot;point Godwin&quot;, en allant jusquà comparer la situation au &quot;Vietnam&quot;&amp;nbsp;: &lt;em&gt;les caisses d'épargne américaines ont perdu plus de 40 milliards de dollars. Une catastrophe financière plus importante que celle des banques durant la grande crise, et qui coûtera au contribuable américain autant que la guerre du Vietnam.&lt;/em&gt; (14/7/92).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qu'à celà ne tienne, on va moraliser le capitalisme financier&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Alors que la situation des banques américaines ne cesse de se dégrader, l'administration Bush prépare une réforme en profondeur du cadre législatif qui a régi les métiers de la finance (...) depuis la grande crise de 1930.&lt;/em&gt; (12/12/90)&lt;br /&gt;
Ou encore, &lt;em&gt;&quot; Un système bancaire fondamentalement sain, ouvert à d'autres activités, à l'image de nos concurrents étrangers, et constituant un élément vital pour que s'ouvre à l'économie américaine une nouvelle ère de prospérité &quot;, c'est ainsi que le président George Bush a défini (...) l'objectif des importantes mesures annoncées la veille par le Trésor pour accroître la compétitivité des banques américaines.&lt;/em&gt; (8/2/91)&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Mais, las, dès le 11/9/91, on titre en France&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Gonflement des stocks, allongement des délais de vente, baisse des prix La crise de l'immobilier parisien semble s'aggraver.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
En Angleterre, c'est déjà pire&amp;nbsp;: &lt;em&gt;La crise du logement et la récession en Grande-Bretagne Le gouvernement de M. Major est confronté à l'explosion des saisies immobilières&lt;/em&gt; (26/12/91).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut dire que la situation reste critique, et partout&amp;nbsp;: en France, &lt;em&gt;Des propositions aux pouvoirs publics Les banques souhaitent de l'aide pour faire face à la crise de l'immobilier&lt;/em&gt; (13/12/92). Au Canada, &lt;em&gt;Le groupe Olympia &amp;amp; York, numéro un mondial de l'immobilier, a été placé sous la protection de la loi sur les faillites&lt;/em&gt; (16/5/92).&lt;br /&gt;
Aux US, on nous ressort la vieille antienne de la crise de 29&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Aux Etats-Unis, l'immobilier connaît sa plus grande crise depuis les années 30&lt;/em&gt; (22/11/92), ou encore, &lt;em&gt;La faillite en chaîne des caisses d'épargne (Savings and Loans) à la fin des années 80 est la catastrophe financière la plus importante que les Etats-Unis ont dû affronter depuis la grande crise de 1929.&lt;/em&gt; (10/11/92).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le contribuable a beau écoper, la brèche semble impossible à colmater&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Le sauvetage des caisses d'épargne aux Etats-Unis coûtera, en 1992, 50 à 75 milliards de dollars supplémentaires (...) aux contribuables américains.&lt;/em&gt; (13/6/91). Du coup, on nationalise joyeusement&amp;nbsp;: &lt;em&gt;La huitième plus importante caisse d'épargne américaine, la HomeFed Bank de San-Diego (Californie), a été placée sous contrôle fédéral&lt;/em&gt; (9/7/92).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Heureusement, en France, on invente des dispositifs fiscaux de relance (le &quot;Scellier&quot; de l'époque ?)&amp;nbsp;: &lt;em&gt;M. Louis Besson, ministre de l'équipement, du logement, des transports et de la mer, a annoncé (...) deux mesures fiscales en faveur de la construction de logements locatifs privés.&lt;/em&gt; (16/3/91).&lt;br /&gt;
Evidemment, c'est un cautère sur une jambe de bois... et la descente se poursuit&amp;nbsp;:
&lt;em&gt;La crise du marché immobilier francilien alimente la négociation entre acheteurs et vendeurs, qui baissent leurs prix de 15 % environ, selon la revue De particulier à particulier.&lt;/em&gt; (31/5/92).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant, un peu plus tard, quelques notes d'optimisme se font jour&amp;nbsp;:
&lt;em&gt;Après les mesures de soutien prises au printemps par le gouvernement, les avis divergent sur la question de savoir si la reprise interviendra en 1994.&lt;/em&gt; (16/10/93).&lt;br /&gt;
Ou encore, &lt;em&gt;Le prix du mètre carré dans les logements anciens parisiens a stoppé sa chute&amp;nbsp;: au cours des trois premiers mois, il s'inscrit en hausse de 0,1 %&lt;/em&gt; (21/6/94).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bon, maintenant, on sait ce qui s'est passé après 94. Tiens, justement, la FNAIM vient de nous annoncer un petit rebond printanier, relatif à avril dernier...&lt;br /&gt;
Citoyens, aux abris&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Un peu de recul sur Hadopi...</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2009/05/11/Un-peu-de-recul-sur-Hadopi</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f0724829f454921fe3cf30459070c11d</guid>
    <pubDate>Mon, 11 May 2009 11:33:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Techno</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Laissons un peu de côté le tumulte ambiant, et posons nous la vraie question&amp;nbsp;: Hadopi, c'est quoi&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hadopi est une loi sur la technique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle vise à réglementer la manière dont une technique (l'échange de fichiers, pour simplifier) doit se propager dans la société, et ce que doit être son contenu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En ceci, elle est assimilable à toute loi sur la technique&amp;nbsp;: par exemple, lorsqu'il s'agit de réglementer les OGM, ou le déploiement des antennes-relais, ou la spéculation financière, le problème est exactement identique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autrement dit, légiférer sur la technique est indépendant du contenu&amp;nbsp;: et ceci est dû à certaines propriétés de la technique, par ailleurs bien connues, au moins depuis les années 60 (à ce sujet, on s'intéressera, par exemple, aux travaux de Jacques Ellul ou de Marshall McLuhan, entre autres).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout d'abord, la technique n'est pas neutre&amp;nbsp;: autrement dit, pour revenir à Hadopi, ce que deviendra l'échange de fichiers ne dépend pas de &quot;ce qu'on en fera&quot;, mais ne dépend que de deux paramètres&amp;nbsp;: la nature propre de cette technique, et la nature de l'homme social (ou, dit encore autrement, la manière dont l'échange de fichiers modifiera la société ne dépend pas de notre volonté).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ensuite, la technique n'est pas &quot;bonne ou &quot;mauvaise&quot;&amp;nbsp;: échanger des fichiers, ce n'est pas &quot;bien&quot; ni &quot;mal&quot; (et pas davantage &quot;moral&quot; ou &quot;immoral&quot;). L'introduction d'une technique peut modifier la société dans un sens plus ou moins bénéfique (ou négatif), mais là encore, c'est indépendant de notre volonté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, les effets de la technique ne sont connus que beaucoup plus tard, longtemps après son introduction, essentiellement pour deux raisons&amp;nbsp;: les délais de diffusion profonde de la technique et de ses conséquences, et un certain état de fascination de l'homme (lequel baigne dans un environnement nouveau dont il fait partie, ce qui interdit tout recul) dont la technique induit ensuite de nouveaux comportements (inconnus au départ).&lt;br /&gt;
La technique nous transforme autant que nous la transformons, et ce processus prend du temps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autrement dit, légiférer sur une nouvelle technique revient à légiférer sur l'inconnu, ce qui ne peut avoir que des effets aléatoires à court terme, puis négligeables à long terme (la loi n'ayant que peu de chances d'être axée sur les bonnes problématiques, encore inconnues au moment où elle est votée).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce constat ne peut que rendre divertissant le débat sur Hadopi&amp;nbsp;: quoique racontent ses défenseurs ou ses opposants (et qui tient généralement de la brève de comptoir), et quelle que soit la teneur du texte voté, çà ne changera rien sur le fond, et ceci tient aux propriétés générales de la technique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui fait moins rire, c'est que la même conclusion s'applique à toute velleité de réglementer la technique&amp;nbsp;: les OGM ou le nucléaire existent, fort bien, on sait qu'on devra faire avec, applications militaires incluses (n'en déplaise à nos députés et gouvernants, lesquels, au passage, n'y connaissent rien - pas plus que pour Hadopi, et probablement moins - mais &quot;heureusement&quot;, on l'a vu, ce détail importe peu, puisque leur pouvoir est inexistant).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bon, mais revenons à Hadopi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il se peut que cette loi ait des effets à court terme&amp;nbsp;: effets aléatoires, on l'a vu. Elle peut ralentir l'échange de fichiers ou l'accélérer, précipiter la fin des majors ou la freiner, faire condamner quelques grand-mères ou quelques vrais &quot;pirates&quot;, ou n'être jamais appliquée ni applicable... mais nul ne peut dire ce qui adviendra.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La seule chose dont on est certain, c'est qu'à long terme, Hadopi ne changera rien.
Reste à espérer que les mutations sociales liées à l'échange de fichiers nous conduiront dans une direction souhaitable&amp;nbsp;: &quot;le hasard fait bien les choses&quot;, dit la sagesse populaire...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Cochons de Mexicains...</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2009/05/01/Cochons-de-Mexicains</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b411508b5c9f98574746b4ffdc4905a4</guid>
    <pubDate>Fri, 01 May 2009 15:27:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Divers...</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Au printemps 1720, le Grand-Saint-Antoine, vaisseau revenant d'Orient, se verra refuser l'accès à la passe de Cagliari avec une violence inqualifiable&amp;nbsp;: Saint Remys, vice-roi de Sardaigne, ayant vu, lors d'un rêve prémonitoire, la peste déferler sur son royaume. Contre toute attente, l'entrée du navire à Marseille marquera le début de la grande peste de 1720... &lt;em&gt;(*)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd'hui, face à certain virus Mexicain, nos vice-rois modernes s'apprêtent à repousser avec la même virulence tout vaisseau aérien en provenance de ce pays maudit&amp;nbsp;: toutefois, la comparaison s'arrête là. On connait la cause de leur rêve prémonitoire&amp;nbsp;: ils ont allumé la télé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et qu'y voit-on&amp;nbsp;? D'abord, une population mexicaine entièrement masquée; si l'on connaît (depuis Zorro) la promptitude du Mexicain à se masquer, tout de même, qui aurait soupçonné tant d'efficacité&amp;nbsp;? A moins que l'épidémie n'y traîne déjà depuis des mois, dans l'indifférence générale par-delà le Rio Grande...&lt;br /&gt;
Thèse qu'accrédite d'ailleurs la qualification au niveau 5 de la pandémie par l'OMS&amp;nbsp;: cette histoire de virus qui commence au niveau 5, c'est un peu comme une retransmission d'OM/PSG qui commencerait à 3-0, on aurait l'impression d'avoir manqué la première mi-temps...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien, donc, notre virus finit tranquillement sa saison au Mexique; c'est normal, l'hiver aussi est un peu fini&amp;nbsp;: les Italiens de la Renaissance avaient nommé la grippe &quot;influenza di freddo&quot;, et il ne fait plus vraiment freddo, là bas...&lt;br /&gt;
Mais il a atteint un intéressant seuil de virulence médiatique&amp;nbsp;: tout ce monde masqué, les lieux publics fermés, voilà de quoi nous lancer une bonne panique aux conséquences sonnantes et trébuchantes (sauf pour l'Office du Tourisme local, qui ne semble pas faire partie du Consortium...).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notre ami H1N1 est une bien petite bestiole pour relancer la croissance, mais après tout, au point où on en est, hein... Et puis, çà distraira les masses, dont le mois de Mai fait traditionnellement fleurir l'esprit contestataire.&lt;br /&gt;
Qui plus est, nos autorités sanitaires pourraient en sortir grandies&amp;nbsp;: face à un virus en fin de course, elles ne devraient guère avoir de mal à remporter une victoire déjà quasiment acquise. Tout en testant en grandeur réelle leur dispositif...&lt;br /&gt;
Il est donc temps de faire entrer l'ennemi en Europe&amp;nbsp;: par l'Espagne, celà va sans dire, toute bonne grippe se devant d'être espagnole (et puis, la bête maîtrise déjà la langue !). Et par la télé, moyen de contamination jugé peu dangereux; encore que&amp;nbsp;: si on passe au niveau 6, je pense prendre des mesures drastiques en masquant mon téléviseur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aurait-on alors raison de courir à l'officine du coin réclamer sa dose de Tamiflu (r)&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que nenni, bonnes gens&amp;nbsp;: en ce qui concerne les mesures de prévention, nos élites avisées les ont déjà anticipées. Il faut vider les lieux publics&amp;nbsp;? Dont acte&amp;nbsp;: Lakshmi Mittal a déjà vidé les usines, et Benoit XVI les églises. Ce dernier devrait rapidement annoncer que le préservatif, jugé inefficace contre le sida, protège de la grippe du cochon&amp;nbsp;: ce serait tout bénéfice, tant pour sa réputation que pour l'industrie du Latex.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le seul à se trouver pris à contre-pied, c'est notre ami Sarkozy&amp;nbsp;: lui qui vient d'interdire de manifester masqué, son inconséquence pourrait bien favoriser la diffusion du virus en ces temps de mobilisation sociale. Mais bon, l'homme a fait du contre-cycle une spécialité&amp;nbsp;: quand on a déjà favorisé les heures supplémentaires alors que le travail se raréfiait, et mis en place un bouclier fiscal avant d'augmenter les impôts, on n'en est plus à une contradiction près.&lt;br /&gt;
A moins que les salariés terrorisés par la grippe ne décident finalement de rester cloîtrés&amp;nbsp;: miracle de la croissance virale...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais bon, avant de clore ce billet, je tiens à vous faire part de mon intention de profiter outrageusement de cette pandémie&amp;nbsp;: j'ai l'intention de concurrencer le Tamiflu (r) et le Relenza (r).&lt;br /&gt;
N'étant pas pharmacien, je ne sais encore rien de la formulation de ma future spécialité. Mais je lui ai déjà trouvé un nom, qui me semble approprié à l'enjeu&amp;nbsp;:
l'Influtox (r) ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;(*) L'anecdote fut, en particulier, rapportée par Antonin Artaud en préambule à son essai &quot;Le théâtre et son double&quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Lettre aux Prudhommes pour défendre mon Parachute Doré</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2009/03/25/Lettre-aux-Prudhommes-pour-defendre-mon-Parachute-Dore</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ae0ce493d4f1dfb427a880cd54c569d5</guid>
    <pubDate>Wed, 25 Mar 2009 11:47:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Divers...</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Décidément, l'injustice sociale se généralise, ces temps-ci. Aussi, si j'étais certain grand patron montré du doigt ces derniers jours, voici le genre de missive que je ne manquerais pas d'envoyer au Conseil des Prudhommes, afin de défendre ma cause (je laisse d'ailleurs ledit patron libre de réutiliser comme bon lui semble ce modeste billet&amp;nbsp;: je ne lui demanderai pas d'honoraires, quand bien même il n'en changerait pas une virgule).&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
A&amp;nbsp;: M. le Secrétaire Général du Conseil des Prudhommes&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Monsieur,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mon contrat de travail prévoit, en cas de rupture, une clause d'indemnisation, que de mauvaises langues ont à coeur d'affubler du sobriquet de &quot;parachute doré&quot;.&lt;br /&gt;
Or, mon contrat se voyant rompu, je ne fais que demander l'exécution des clauses qu'il prévoit.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais là, surprise&amp;nbsp;: m'en voudrait-on&amp;nbsp;? Comploterait-on contre moi&amp;nbsp;? L'actualité récente semble hélas en attester.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La présidente du Medef, avec des accents dignes d'Arlette Laguiller, me choisit comme bouc émissaire pour dénoncer ces patrons qui ne respectent ni leur entreprise, ni leur salariés.&lt;br /&gt;
Il est vrai qu'elle représente des employeurs parfois peu enclins au respect des contrats de travail&amp;nbsp;: mais on franchit là les limites de la dignité.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Président de la République lui-même va jusqu'à prétendre que le versement de mes indemnités contractuelles serait &quot;irresponsable&quot; et &quot;malhonnête&quot; :&lt;br /&gt;
dans quelle République bananière vivons-nous, dont le Président juge malhonnête que les contrats soient respectés ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même la presse, cette infidèle qui me fut autrefois favorable, voudrait me clouer au pilori, et me pousser à restituer avec contrition des sommes qui me sont dues&amp;nbsp;: avec quelle légitimité&amp;nbsp;? Je vous en laisse juge.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Monsieur le Secrétaire Général, je vous demande donc, au nom de la justice sociale, de m'apporter votre soutien, afin que mes indemnités contractuelles me soient versées, comme elles seront versées à mes anciens salariés licenciés (à noter que nul ne qualifie leurs indemnités de licenciement de &quot;parachute doré&quot;&amp;nbsp;: l'outrance est à sens unique).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'en suis comme vous persuadé&amp;nbsp;: le contrat de travail est un pilier de notre société. Soyons ensemble l'emblême de sa respectabilité.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer (etc...)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Notes de lecture : Eloge de la fuite</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2009/03/19/Notes-de-lecture-%3A-Eloge-de-la-fuite</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:eb27fc20bd386a3b45e94d688339b8e8</guid>
    <pubDate>Thu, 19 Mar 2009 17:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Notes de lecture</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Par Henri Laborit, bien sûr. Le genre de livre un peu oublié au fond des (bonnes) bibliothèques, et dont le dépoussiérage peut amener son lot de bonnes surprises...
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Laborit, neuro-biologiste, prend nos vieilles pulsions comme base de son analyse&amp;nbsp;: notre but d'êtres vivants, c'est de préserver notre structure (par exemple, en se procurant de la nourriture, en évitant de reproduire les expériences malheureuses, etc...)&lt;br /&gt;
Le problème, c'est que nous partageons notre niche écologique avec d'autres individus, mus par les mêmes motivations&amp;nbsp;: nous sommes donc en situation de concurrence.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;S'ensuit l'élaboration d'une structure de dominance, devenue au gré de l'évolution une &quot;échelle sociale&quot; et une organisation de plus en plus normative, donc aliénante&amp;nbsp;: assouvir pleinement nos pulsions dans le cadre de l'ordre social est impossible.&lt;br /&gt;
Car au fond, rien n'a changé&amp;nbsp;: nos pulsions restent les déterminants de nos décisions (Laborit va jusqu'à nier la possibilité d'un choix libre, et donc remet en cause l'existence de toute forme de responsabilité).
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rien de nouveau&amp;nbsp;? Voire. Laborit aborde la sociologie sous l'angle de la biologie et du fonctionnement du système nerveux. Bien vu...
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais pourquoi &quot;éloge de la fuite&quot;&amp;nbsp;? Explications...
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Face à cet ordre social pesant, l'individu (en tant qu'être vivant) a 3 attitudes possibles&amp;nbsp;: la soumission, la lutte, ou la fuite.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour la soumission, inutile de préciser que nous en faisons tous un usage immodéré, ne serait-ce qu'en se levant le matin, en étant poli, en amenant nos enfants à l'école et en respectant la plupart des lois&amp;nbsp;: même le plus noir des anarchistes fait, pour l'essentiel, acte de soumission.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour la lutte... Laborit nous démontre facilement son impossibilité :&lt;br /&gt;
- Lutter seul est voué à l'échec. Essayez seulement, et la société vous éliminera d'une manière ou d'une autre.&lt;br /&gt;
- Lutter en groupe organisé apparaît possible (lutte syndicale ou politique, par exemple). Mais dans ce cas, on s'agrège à une organisation, dans laquelle le modèle classique de dominance ne tarde pas à se mettre en place (rappelez-vous, toujours nos vieilles pulsions).&lt;br /&gt;
Autrement dit, on remplace une dominance par une autre&amp;nbsp;: ou encore, lutter contre le modèle de dominance, c'est lutter contre notre propre nature... donc c'est impossible.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Reste la fuite&amp;nbsp;!
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour Laborit, la fuite se conçoit avant tout dans l'imaginaire. Elle y permet, entre autres, la création, l'art et la science. D'autres fuites étant possibles, chacun devrait pouvoir trouver la sienne...
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quoiqu'il en soit, le seul espace de liberté concevable s'ouvre en regard de la fuite&amp;nbsp;: enseignement fondamental, dont l'épaisse poussière des bibliothèques ne saurait nous tenir longtemps éloignés&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La Révolution, c'est à la banque, pas dans la rue !</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2009/02/03/La-Revolution-cest-a-la-banque-pas-dans-la-rue</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4f4256f93ee72482aec1534d2712d765</guid>
    <pubDate>Tue, 03 Feb 2009 16:23:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Divers...</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;On a vu récemment 1 million de personnes défiler dans la rue. Eh bien, imaginez le même million de personnes se rendant de concert au guichet de sa banque pour y retirer 1.000 EUR de liquide (quitte à les remettre en banque quelques jours plus tard - dès que leurs revendications auraient été entendues&amp;nbsp;: au passage, çà ne coûterait que quelques jours d'intérêt, soit nettement moins qu'un jour de grève...)
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous ne voyez pas le rapport avec l'action sociale&amp;nbsp;? Bon, alors réfléchissez un peu&amp;nbsp;:
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Sur le plan médiatique, d'interminables files d'attentes revendicatives devant la moindre agence bancaire de quartier, çà a des chances de passer au 20h, surtout si la communication est bien orchestrée (et l'organisation qui parviendrait à enclencher un tel mouvement ferait pour le moins parler d'elle).
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Sur le plan logistique, les banques devraient s'avérer incapables de fournir en quelques heures 1 milliard d'EUR en billets&amp;nbsp;: outre que réunir une telle somme en liquide n'est pas simple, l'acheminer en bout de réseau saturerait les moyens existants de transport de fonds (sans parler du problème de sécurité).
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Les conséquences psychologiques d'un tel acte seraient incommensurables (ou au moins imprévisibles - ce qui en matière économique est presque pire, car l'imprévisible n'est pas assurable)&amp;nbsp;: on a déjà vu, dans certains pays, la panique déclenchée par le moindre soupçon d'incapacité d'une banque à rendre leur argent aux épargnants... Et si tout le monde, dans la foulée, se ruait au guichet, non plus pour des raisons politiques, mais par crainte de voir ses économies disparaître&amp;nbsp;? (de fait, les autorités seraient forcées de bloquer les retraits... ce qui ne ferait qu'amplifier la confusion).
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a aussi une raison économique fondamentale qui démultiplierait l'efficacité de la méthode&amp;nbsp;: l'argent est créé par le crédit, fourni par les banques. Et les banques ne peuvent prêter à l'infini&amp;nbsp;: elles ont obligation de fournir à la BCE des réserves obligatoires (pour simplifier, 2% de l'en-cours de crédit), et sont soumises à un ratio de solvabilité appelé &quot;ratio Mc Donough&quot; (pour simplifier, de l'ordre de 10% de l'en-cours de crédit) - en gros, une banque qui vous prête 1.000 EUR doit pouvoir justifier de 100 EUR, et déposer 20 EUR à la BCE.
&lt;br /&gt;
Notre milliard d'EUR retiré aurait donc un impact de 10 à 50 milliards d'EUR sur la création monétaire, selon qu'on prend pour base le ratio Mc Donough ou les réserves obligatoires (les 50 milliards proviennent du fait que le milliard retiré ne pourrait plus être déposé à la BCE, ce qui empêche de fait la création de 50 milliards, en raison des 2% sus-mentionnés).&lt;br /&gt;
L'effet de levier, ce n'est pas réservé aux financiers&amp;nbsp;!
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, la méthode donnerait du pouvoir à certaines minorités de l'action syndicale&amp;nbsp;: les retraités, par exemple... tout le monde se fiche bien de voir les retraités en grève, mais s'ils se mettent à retirer quelques milliards d'EUR, çà risque de leur rendre un peu de leur lustre d'antan&amp;nbsp;! Disons que notre Ministre de l'Economie trouvera soudainement agréable l'idée d'inviter leurs représentants à déjeûner...
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc, une organisation crédible (syndicale, par exemple) qui menacerait seulement de demander à ses adhérents de manifester en retirant 1.000 EUR de liquide à la banque ferait instantanément figure d'épouvantail... et devrait même légitimement être une cause de terreur absolue&amp;nbsp;: dans le cas où la menace serait mise à exécution, nul ne peut prédire ce qu'il adviendrait du système financier, des taux d'intérêt, et de la valorisation boursière des banques (c'est en celà que la méthode peut être qualifiée de &quot;révolutionnaire&quot;&amp;nbsp;: elle s'en prend à un pilier de l'édifice, et son potentiel d'entraînement n'est pas prédictible).
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La simple évocation publique d'une telle possibilité nous forcerait sans doute à réformer le système financier et monétaire (et à le faire réellement, pas seulement en paroles)&amp;nbsp;: faute de quoi celui-ci serait condamné, ensuite, à vivre dans une éternelle incertitude, jusqu'à la prochaine action... Le passage à l'acte ne devrait même pas être nécessaire (ni souhaitable, d'ailleurs, à mon avis !)
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est étrange que personne n'ait encore songé à faire usage de cette méthode, alors même que nombre de voix s'élèvent pour dénoncer l'absence de contrôle démocratique sur la création monétaire&amp;nbsp;:
Parce que çà, ce n'est pas du &quot;contrôle démocratique de la création monétaire&quot;, peut-être&amp;nbsp;?
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis, faire passer la revendication par les banques, dans le contexte actuel, serait d'une indiscutable élégance...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Immobilier : ne donnez jamais quitus à votre syndic</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2008/12/17/Immobilier-%3A-ne-donnez-jamais-quitus-a-votre-syndic</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:7c8014a237dd81aa68fcb43974c23396</guid>
    <pubDate>Wed, 17 Dec 2008 16:44:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Divers...</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Si vous avez déjà assisté à une Assemblée Générale de copropriété, vous avez certainement été amené à voter un mystérieux &quot;quitus&quot; à votre syndic - généralement présenté comme une sorte de vote de confiance, voire comme une sorte d'obligation liée à l'exécution du mandat (et souvent malicieusement assimilé à l'approbation des comptes&amp;nbsp;: on entend parfois les syndics parler de &quot;quitus pour la gestion des comptes&quot; (sic)).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, sans doute avez-vous pensé&amp;nbsp;: &quot;après tout, ce syndic fait son boulot, donc je lui donne son quitus&quot; (là, je me mets à votre place, mais j'avoue avoir par le passé commis la même bévue).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un jour, je me suis tout de même demandé ce que voulait dire &quot;quitus&quot;. Alors, voilà :&lt;br /&gt;
Un quitus, c'est une exonération de responsabilité sur l'ensemble de la gestion (car un syndic est responsable de ses actes pendant 10 ans... sauf si vous lui donnez quitus&amp;nbsp;: ce délai passe alors à 2 mois).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour simplifier, si vous donnez quitus à votre garagiste... tant pis si vous vous tuez au premier tournant parce que la direction est mal montée, vous ne pourrez plus engager sa responsabilité !&lt;br /&gt;
Pour le syndic, c'est pareil (par exemple, si vous découvrez ensuite que des travaux mal suivis ou mal préparés ont engendré des dégâts, amusez-vous bien). Seule exception, bien maigre&amp;nbsp;: des actes qui vous auraient été cachés, ou des malversations.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc :&lt;br /&gt;
- Un quitus n'a pas de lien avec la sincérité des comptes (il y a, d'ailleurs, un point &quot;approbation des comptes&quot; à voter).&lt;br /&gt;
- Un quitus n'a pas de lien avec la confiance accordée au syndic (j'ai confiance en mon garagiste, à qui je confie ma voiture - mais jamais je ne lui donnerais quitus !)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et enfin, un quitus n'est pas nécessaire à l'exécution du mandat (si vous refusez le quitus au syndic, vous pouvez très bien renouveler son contrat et approuver les comptes).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En résumé, donner quitus à votre syndic, çà va à l'encontre de vos intérêts (vous vous coupez toute possibilité de recours contre votre syndic, qui peut rentrer chez lui en se frottant les mains de l'aubaine), çà ne vous apporte aucun avantage, et çà ne sert à rien quant à la gestion de la copropriété.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, la prochaine fois, sauf à être raide amoureux(se) de votre syndic (ou à ne pas comprendre le français), votez contre le quitus&amp;nbsp;: vous constaterez que votre syndic s'en remettra, et même qu'il sera bien content de rester votre syndic, avec ou sans &quot;quitus&quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et pour plus d'info, je vous recommande &lt;a href=&quot;http://www.unarc.asso.fr/site/actumois/juin04.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cet article&lt;/a&gt;, très documenté&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;P.S. Rassurez vous&amp;nbsp;: les garagistes n'ont pas le droit de vous demander quitus, pas plus que les médecins ou les plombiers... mais cet archaïsme subsiste pour les syndics, sans doute ont-ils leurs entrées dans les couloirs des ministères ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;P.P.S. je ne comprends même pas qu'un syndic ose seulement demander quitus (et généralement, avec quelle mauvaise foi !)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Si la Formule 1 était truquée, çà changerait quoi ?</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2008/11/14/Si-la-Formule-1-etait-truquee-ca-changerait-quoi</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0839782ddf0f7a727dd6c1347daa3d08</guid>
    <pubDate>Fri, 14 Nov 2008 17:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Sport</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ca ne changerait rien (donc, çà ne sert à rien de truquer, si çà ne change rien, pas vrai ?)&amp;nbsp;: démonstration.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;GP du Brésil 2008&amp;nbsp;: il suffirait à Hamilton de terminer 5ème pour être champion du monde - et il assure sa fin de GP, à la 4ème place.&lt;br /&gt;
Mais la pluie s'invite dans les derniers tours&amp;nbsp;: changement de pneus, sauf pour quelques opportunistes qui tentent de rallier l'arrivée en pneus sec. Parmi eux, Timo Glock, qui se retrouve dans le tiercé de tête.&lt;br /&gt;
A ce niveau, pas d'inquiétude&amp;nbsp;: Hamilton se retrouve 5ème. Mais voilà, Vettel parvient à le dépasser...&lt;br /&gt;
Heureusement, dans les derniers hectomètres, Glock perd 6 secondes suite à une erreur de pilotage (hors écran, hélas, cher téléspectateur), permettant à Hamilton de reconquérir sa 5ème place presque sur la ligne !&lt;br /&gt;
Même le commentateur de la télé n'en revient pas, il annonçait Hamilton 6ème et c'est l'affichage officiel qui va le démentir... Quant à Glock, faire une telle erreur dans les ultimes secondes alors qu'on a tenu tête 5 tours sous la pluie, c'est vraiment pas de chance, le pauvre...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bon, après çà, remontons le temps&amp;nbsp;: GP du Brésil 2007 (encore).&lt;br /&gt;
Une 6ème place suffit à Hamilton pour être champion du monde (encore...). Mais Alonso est aussi dans le coup - quant à Raikkonen, c'est encore une lointaine menace.&lt;br /&gt;
Donc, après un mauvais début de course, Hamilton s'approche de la 6ème place... quand sa F1 fait soudain du sur-place, du fait d'une étrange panne qui se résoudra d'elle-même au bout de quelques dizaines de secondes (les F1 en panne, çà retombe en marche tout seul, parfois).&lt;br /&gt;
A ce moment, Alonso est virtuel champion... mais Hamilton se rapproche de nouveau !&lt;br /&gt;
Las, McLaren impose à Hamilton une tactique à 3 arrêts (ravitaillement très frugal en essence au 2ème arrêt), alors qu'Alonso et Raikkonen restent sur 2 arrêts (comme tout le monde ce jour-là, d'ailleurs...).&lt;br /&gt;
Cette fois, c'est perdu pour Hamilton... mais pas de bol pour Renault, Raikkonen réussit un final invraisemblable, et son équipier Massa termine 2ème (faisant perdre le championnat à Alonso au profit de Raikkonen).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, qu'en conclure&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si la F1 était truquée :&lt;br /&gt;
- En 2007, des tractations entre écuries auraient conduit McLaren à ralentir Hamilton (en déréglant sa monoplace en piste, puis en lui imposant 3 arrêts voyant que çà ne suffisait pas), pour faire gagner Alonso.&lt;br /&gt;
Hélas, la compétition reprenant parfois ses droits, Ferrari aurait réalisé un tel exploit que Renault se serait trouvé le bec dans l'eau... gageons que Raikkonen n'en revient pas encore (à moins que les sus-nommées tractations n'eussent conduit à ralentir aussi Alonso pour faire gagner Raikkonen, mais là çà deviendrait un peu machiavélique).&lt;br /&gt;
- En 2008, des tractations entre écuries auraient conduit Glock à freiner dans le dernier partiel du dernier tour (prétextant une erreur due aux conditions météo), permettant à Hamilton d'être champion du monde au détriment de Massa.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais heureusement, çà n'était qu'un cauchemar&amp;nbsp;: la F1 n'est pas truquée, et ces résultats découlent de compétitions saines. Cher lecteur, si tu en doutes, sache que tu as des idées tordues&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Déploiement d'une librairie externe dans JOnAS 5.x (JavaEE)</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2008/10/07/Deploiement-dune-librairie-externe-dans-JOnAS-5x-JavaEE</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:cc560b058a2883211fef7bad9cddbf87</guid>
    <pubDate>Tue, 07 Oct 2008 21:20:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Trucs &amp; astuces techniques</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le déploiement d'une librairie externe (généralement un fichier .jar) se fait désormais via OSGi&amp;nbsp;: la librairie doit donc être packagée dans un &quot;bundle&quot; OSGi avant d'être déployée.&lt;br /&gt;
L'ancienne méthode (copie de la librairie dans JONAS_ROOT/lib/common) ne fonctionne plus, contrairement à ce que mentionne la documentation JOnAS 5 à la date de ce post...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Principe&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Packager le fichier .jar sous forme de bundle OSGi&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Copier le bundle OSGi dans le répertoire &quot;deploy&quot; de JONAS_BASE (déploiement à chaud)&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;Le packaging peut être fait avec l'outil &quot;bnd&quot;, téléchargeable &lt;a href=&quot;http://www.aqute.biz/Code/Bnd&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&amp;nbsp;: cliquer sur &quot;download&quot; puis &quot;Stable bnd.jar&quot; dans &quot;Releases&quot;.
Enregistrez le jar téléchargé sous le nom &quot;bnd.jar&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ensuite, pour générer le bundle à partir de votre librairie :&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;java -jar bnd.jar -failok wrap -output mybundle.jar mylibrary.jar&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
puis copier &quot;mybundle.jar&quot; dans JONAS_BASE/deploy .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Exemple pour le driver JDBC de MySQL :&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;java -jar bnd.jar -failok wrap -output mysqlDriverBundle.jar mysql-connector-java-5.1.6-bin.jar&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
puis copier mysqlDriverBundle.jar dans JONAS_BASE/deploy .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A partir de là, les classes présentes dans la librairie seront accessibles depuis les applications déployées sous JOnAS (dans l'exemple ci-dessus, le driver JDBC de MySQL pourra être utilisé, par exemple pour configurer un datasource).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A propos de JOnAS 5&amp;nbsp;: JOnAS est le serveur d'application JavaEE open-source fourni par la communauté OW2; voir &lt;a href=&quot;http://jonas.ow2.org&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;jonas.ow2.org&lt;/a&gt; pour plus d'informations.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Tintin chez les Talibans, au JT de France 2</title>
    <link>http://www.gibello.com/blog/index.php?post/2008/08/27/Tintin-chez-les-Talibans-au-JT-de-France-2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9cbd97001c5bcfaec83810c40050f033</guid>
    <pubDate>Wed, 27 Aug 2008 21:53:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>gibello</dc:creator>
        <category>Divers...</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Premier titre du 20h de France 2, ce lundi 25 Août&amp;nbsp;: &quot;Nouvelle attaque des Talibans contre les troupes françaises&quot;. Bigre, me dis-je, j'espère que cette fois ils sont sortis couverts...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et la suite&amp;nbsp;: &quot;Notre équipe se trouvait dans le véhicule touché par une roquette&quot;... Alors là, je reste scotché devant mon poste, tout émoustillé à l'idée de voir M. Grizbec s'extraire en slip d'un blindé fumant&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne serai pas déçu&amp;nbsp;: la suite est très au-delà de mes attentes. On y voit quelques images embarquées de l'intérieur d'un blindé, un commentaire qui dit qu'une roquette vient d'être tirée mais n'a pas explosé (précision inutile, aurait-elle explosé qu'elle eût clos à jamais le Bec de M. Griz), un soldat qui ouvre la tourelle, sort nonchalamment, tire quelques coups de Famas avant de revenir prendre place à l'intérieur, prétendant avoir vu des talibans &quot;courir sur la crête&quot; (ah, les crêtins !). Sur ses lèvres, j'ai cru lire &quot;vivement la quille&quot;, mais je ne suis pas sûr...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bon, tout çà n'est pas très militairement correct&amp;nbsp;: un taliban qui tire au milieu du convoi, avec une munition bricolée (puisqu'elle n'explose pas), donc un truc qui ne vole pas bien loin, il est à moins de 100m, et en position dominante vu le terrain. Et là, notre soldat qui sort de sa tourelle, avec de supposés talibans qui l'attendent bien cachés à quelques dizaines de mètres, et il ne sait même pas où...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'espère au moins que l'office du Tourisme a envoyé quelques talibans sur la crête (parfois on ne recule devant rien pour satisfaire les tour-operators), mais j'arrive même à en douter&amp;nbsp;: les réductions de budget, encore... le Taliban est cher, ces temps-ci, avec l'inflation et le conflit des intermittents.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quant à M. Grizbec, il est mûr pour couvrir le retour du 15 Août embarqué dans le camping-car de Marcel sur la Nationale 7&amp;nbsp;: c'est un peu plus dangereux (on perd 5.000 ressortissants sur les routes chaque année), mais maintenant il est aguerri. Et si Marcel voit un Taliban, pas de doute, ce sera dû aux effets du rosé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Moralité&amp;nbsp;: La Grande Muette a loupé une occasion de se taire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais bon, cessons de faire preuve de &quot;légèreté&quot; (comme dit un certain Général) pour rebondir sur un sujet connexe, mais plus grave&amp;nbsp;: avez-vous entendu le discours de notre cher Président à Maillé ?&lt;br /&gt;
Profitant de l'événement pour faire un parallèle avec l'Afghanistan, il traitera les talibans tuant nos soldats de &quot;barbares&quot; et de &quot;terroristes&quot;. Fort bien.&lt;br /&gt;
A noter que quelques jours après la mort des dits soldats, un raid de la coalition provoquera la mort de 76 civils afghans, femmes et enfants inclus. De celà, bien sûr, il ne fut pas question (et puis, hein, c'est pas nous, c'est les Américains).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A Maillé, les nazis ont pourtant fait la même chose. Et sur le corps de certaines victimes, on aurait retrouvé des messages faisant mention de vengeance contre les &quot;terroristes&quot;&amp;nbsp;: la Résistance ayant exécuté un officier nazi quelques jours auparavant...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, il n'y a rien de nouveau sous le soleil&amp;nbsp;: même rhétorique contre la résistance (les &quot;terroristes&quot; et les &quot;barbares&quot;, on a déjà entendu çà, ici), mêmes méthodes de rétorsion. Ca fait plaisir à voir, cette constance de l'homme&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, il y a au moins un point sur lequel je suis d'accord avec M. Sarkozy&amp;nbsp;: nous avons commis une &quot;faute morale&quot;. Celle de ne pas avoir su tirer les leçons de Maillé, et d'avoir joyeusement carbonisé femmes et enfants au nom de la lutte sacrée contre les terroristes...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un jour peut-être irons nous nous excuser, comme ce digne procureur allemand le fit à Maillé, auprès des habitants éplorés de quelque Maillé afghan&amp;nbsp;: gageons qu'enfin, nous en sortirons grandis.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
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